Une sauvegarde n’est pas seulement un deuxième disque Copier un dossier sur un autre support peut faire partie d’une sauvegarde, mais il faut aussi pouvoir retrouver et restaurer les fichiers utiles. La méthode commence par une distinction entre originaux, travail en cours et livrables. Partir de quatre incidents concrets Imaginez successivement un fichier supprimé, un ordinateur inutilisable, un vol du sac contenant le poste et le disque, puis la perte de l’accès au compte du service. Pour chaque incident, notez où se trouve une version récupérable et comment vous y accédez. Une réponse différente peut être nécessaire selon la situation ; compter les supports ne suffit pas à raconter cette organisation. Prenons un projet fictif composé de vidéos, d’un montage et d’une livraison finale. Le fichier exporté ne remplace pas forcément les éléments qui permettent de refaire le montage. La fiche pratique demande donc un emplacement et une méthode de restauration par famille de fichiers. Vous verrez ainsi les éléments qui n’existent encore qu’en un seul endroit. Distinguer synchronisation, historique et copie indépendante La documentation de OneDrive indique que les ajouts, modifications et suppressions se répercutent dans la synchronisation entre l’ordinateur et le service. C’est utile pour retrouver un état de travail sur plusieurs appareils, mais cela oblige à examiner séparément les possibilités de récupérer un état antérieur. Ne supposez ni un historique infini, ni une durée identique pour tous les comptes. Écrivez trois questions dans votre procédure : quelle modification se propage, combien de temps un état peut être récupéré selon l’offre réelle, et quelle copie reste accessible si ce compte ne l’est plus ? Un service synchronisé peut participer à une organisation de protection ; son simple nom ne décrit pas toutes ces réponses. Consultez la documentation et les réglages du compte concerné. Choisir la fréquence à partir du travail acceptable à refaire Si une journée de travail serait difficile à reconstituer, une copie hebdomadaire ne répond pas à ce besoin. À l’inverse, un ensemble terminé et peu modifié n’a pas le même rythme qu’un projet en cours. Classez vos données par évolution, valeur et confidentialité, puis définissez une fréquence compréhensible et une personne qui observe les erreurs. La CNIL recommande notamment des sauvegardes régulières, des copies protégées contre un incident commun et des tests de restauration. Votre mise en œuvre doit rester adaptée aux données. Dans la fiche, inscrivez la dernière exécution constatée, pas uniquement l’heure théorique du programme. Une tâche planifiée dont personne ne lit les échecs n’apporte pas la même information qu’une copie effectivement contrôlée. Réaliser un essai de restauration sans abîmer l’original Choisissez un petit dossier autorisé et restaurez-le dans un emplacement distinct de l’original. Notez la version choisie, le support ou service utilisé, les accès nécessaires et le résultat. Ouvrez le projet avec son application ; vérifiez que les éléments attendus sont présents, plutôt que de vous arrêter au nombre de fichiers copiés. Ne retirez pas exprès votre seule copie et ne provoquez pas de panne pour tester la méthode. Si vous n’avez pas de deuxième environnement, documentez les limites de l’essai. Le résultat « projet ouvert, deux fichiers liés manquants » est une information utile à corriger. Il vaut mieux qu’une case générale « sauvegarde OK » qui ne dit ni ce qui a été essayé, ni ce qui a échoué. Garder un dossier de reprise qui reste accessible Une procédure de reprise contient le périmètre sauvegardé, les personnes responsables, l’emplacement des copies et les étapes pour restaurer. Les secrets d’accès ne doivent pas être copiés dans un CSV partagé : notez plutôt le moyen autorisé de les retrouver et les personnes habilitées. Assurez-vous que la procédure elle-même ne dépend pas uniquement du poste qu’elle doit aider à remplacer. Revoyez l’organisation après un changement de logiciel, de prestataire, de volume ou d’équipe. Conservez la date du dernier essai et l’action décidée après chaque anomalie. Le schéma joint relie incidents, copies et restauration ; la feuille téléchargeable permet de renseigner cette chaîne. Aucun dispositif n’est déclaré infaillible : l’objectif est de connaître la reprise réellement préparée et ses limites. Tableau À examiner | Ce qu’il faut noter | Question à résoudre Données | Originaux et projets | Que peut-on recréer ? Copies | Supports, dates et accès | Quel incident est couvert ? Restauration | Projet ouvert après reprise | Quels éléments manquent ? À garder sous la main □ Identifier les originaux □ Décrire les copies □ Tester une restauration □ Écrire la procédure Sources et repères Sécurité : Sauvegarder — https://www.cnil.fr/fr/securite-sauvegarder Sync your computer's files and folders with OneDrive — https://support.microsoft.com/en-us/onedrive/sync-your-computer-s-files-and-folders-with-onedrive?ad=US&rs=en-US&ui=en-US